Passionné d’aviation française, le but que je m’étais fixé, lorsque je me suis lancé dans la conception des maquettes en papier, était d’utiliser ce matériau pour créer et proposer quelques appareils marquants de notre histoire aéronautique. Cela concernait tous ces beaux avions qui, malheureusement, auront peu de chance de connaitre un jour la consécration d’une diffusion grand public .
Il me fallait donc choisir une échelle qui présenterait le meilleur ratio « réalisme/encombrement » pour un temps de montage raisonnable.
Là première idée était de choisir parmi les échelles les plus usitées, celle qui conviendrait le mieux.
Le papier à ses spécificités (qui en font sont charme) et, au sein d’une même échelle, vouloir faire une comparaison avec une maquette plastique est ridicule.
La seule échelle ou la comparaison peu ètre quelque peu soutenue est le 1/33 sous réserve que l’examen se fasse à une cinquantaine de centimètres. Inconvénients, entre autres, la taille des modèles. Un monomoteur passe encore, mais que dire de l’encombrement d’un bimoteur….ou plus !
Si nous passons en revue les autres échelles, on trouve :
Le 1/200 Je l’ai pratiquée avec des maquettes taillées dans le bois et dont j’ai eu l’occasion de parler sur ce forum. Si avec ce matériau on obtient un résultat sympathique (le but est que les avions soient suffisamment détaillés pour ètre reconnaissables) il n’en va pas de même pour les maquettes papier ou le rendu des formes non développables ne peut ètre qu’approché que de façon grossière.
Le 1/100 Pour m’y ètre essayé, je pense que c’est la limite en dessous de laquelle il ne faut pas descendre. Comme pour le 1/200, les modèles proposés à cette échelle sont rares. La solution est la réduction de modèles proposés à une échelle plus grande, mais tout ne peut ètre réduit tout en demeurant « montable ». De ce fait une certaine expérience des maquettes papier est indispensable.
Le 1/72 Echelle incontournable des maquettes plastiques, nos maquettes papier supportent mal la comparaison pour les raisons évoquées ci-dessus. Certains concepteurs s’y adonnent malgré tout avec plus ou moins de bonheur. Les maquettes sont simples et rapides à monter du fait du nombre limité de pièces.
Le 1/48 Deuxième échelle très répandue en maquettisme plastique. Sans pour autant soutenir la comparaison, les modèles en papier sont de bonne taille et peuvent comporter un certain nombre de détails accentuant leur réalisme.
Le 1/50 Echelle « confidentielle » tant en papier que plastique. Pour ce dernier matériau, notre chère marque française (feu HELLER) s’y est essayée à une certaine époque. Quelques maquettes papier existent à cette échelle. Sa grande proximité du 1/48 ne permet pas d’argumenter en sa faveur mis à part le fait que 1/50 sonne de façon plus sympathique à l’oreille de certains franchouillards irréductibles dont je fait partie !
A mon avis, l’échelle qui répondrait le mieux à cette démarche se situerait entre le 1/48 et le 1/72 (mais plus proche de la première que de la seconde).
J’ai pensé de prime abord au 1/66 (du demi 1/33) mais mon esprit cocardier s’est rebellé. Les maquettes au 1/33 c’est super pour aller faire la nique à leurs petites sœurs de plastique, mais quitte à innover, autant sortir de cette ornière anglo-saxonne ou tout nous entraine. Alors j’ai opté pour le 1/60. En quelque sorte une échelle bien métrique pour des avions français originaux ! Elle n’existe pas encore ? tant mieux, c’est l’occasion d’innover!